Hybride rechargeable (PHEV) : fiscalité 2026 en Belgique
Fiscalité 2026 des hybrides rechargeables (PHEV) en Belgique : déductibilité société vs indépendant, seuil « faux hybride » à 75 g et liste des PHEV à 100 %.
En 2026, la règle tient en une phrase : un hybride rechargeable neuf commandé par une société n'est plus déductible, tandis que l'indépendant en personne physique garde un calendrier à part, jusqu'à 100 % de déduction selon le CO2. Le statut de l'acheteur compte désormais plus que le modèle. Voici comment trancher sur le marché belge.
La fiscalité des PHEV change-t-elle vraiment en 2026 ?
Oui, et le changement est net. Depuis le 1er janvier 2026, un hybride rechargeable (PHEV) neuf commandé par une société ne donne plus droit à aucune déduction fiscale et suit le régime des voitures thermiques. Pour l'indépendant en personne physique, un calendrier distinct maintient une déduction, jusqu'à 100 % selon les émissions.
Ce virage prolonge la loi du 25 novembre 2021 sur le verdissement fiscal de la mobilité, qui programmait la disparition progressive des avantages pour les véhicules émetteurs de CO2, plug-in hybrides compris. Un projet de loi de fin 2025 est venu compléter la réforme, et c'est lui qui creuse l'écart entre société et indépendant (Securex, décembre 2025). À date de cet article (juillet 2026), ces mesures s'appliquent en pratique aux commandes, même si une partie du texte finalise encore son parcours législatif.
En pratique, ça donne deux mondes fiscaux pour un même véhicule. Un dirigeant qui immatricule un PHEV neuf au nom de sa société en 2026 le paie sans aucune déduction. Le même modèle, acheté par un indépendant en personne physique, peut rester déductible à 75 % ou 100 %. Le chiffre qui compte vraiment : ce n'est plus la marque, c'est votre statut et le CO2 inscrit sur le certificat de conformité.
Un hybride rechargeable reste-t-il déductible en société en 2026 ?
Pour une nouvelle commande, non. Un PHEV commandé par une société à partir du 1er janvier 2026 ne bénéficie plus d'aucune déduction : il est traité comme un thermique. Seuls les PHEV commandés avant 2026 conservent le calendrier transitoire dégressif, et l'électrique de société reste déductible à 100 % en 2026.
La distinction se joue sur la date du bon de commande, pas sur celle de la livraison. Un PHEV commandé entre le 1er juillet 2023 et le 31 décembre 2025 garde le régime transitoire : la voiture est déductible à 75 % en 2025, puis 50 % en 2026, 25 % en 2027 et 0 % en 2028, avec le carburant fossile plafonné à 50 % (Securex, 2026). Un PHEV commandé à partir du 1er janvier 2026, lui, tombe directement à zéro côté société.
En pratique, ça change l'arbitrage du dirigeant. Commander un PHEV neuf au nom de la société en 2026 n'a plus de logique fiscale : autant passer à l'électrique, encore déductible à 100 %, ou conserver un PHEV déjà commandé avant l'échéance. Ce qu'on éviterait : signer un bon de commande PHEV en 2026 pour une société en pensant encore l'amortir. Si l'électrique vous tente, comparez d'abord notre classement des meilleures voitures électriques.

Pourquoi les indépendants gardent-ils un avantage sur les PHEV ?
Parce que le nouveau calendrier favorable aux hybrides rechargeables a été jugé incompatible avec les accords belges pris devant la Commission européenne pour les sociétés. Il ne s'applique donc qu'aux indépendants imposés à l'impôt des personnes physiques et titulaires d'un numéro de TVA.
Le gouvernement avait d'abord voulu remettre les PHEV dans la course fiscale via un calendrier plus doux. Recalé pour les sociétés, ce calendrier survit pour les seuls indépendants en personne physique (OECCBB, 2026). Concrètement, un PHEV Euro 6e-bis commandé en 2026 par un indépendant reste déductible à 95–100 % s'il émet 50 g CO2/km ou moins, à 75 % entre 51 et 75 g, et l'électricité de recharge à 100 % (FLEET, juin 2026). Le carburant fossile, en revanche, n'est plus déductible.
En pratique, ça donne un cas concret. Un kinésithérapeute ou un architecte indépendant qui achète une Toyota RAV4 PHEV (30–40 g au COC) en personne physique garde 100 % de déduction sur le véhicule ; la même voiture, en société, tombe à zéro. Ce qu'on éviterait : raisonner « voiture de société » par réflexe quand on exerce en personne physique, car c'est justement là que le PHEV garde son intérêt en 2026.
Qu'est-ce qu'un « faux hybride » à 75 g de CO2 ?
Un faux hybride est un PHEV dont la batterie est trop petite (moins de 0,5 kWh par 100 kg de poids) ou dont les émissions dépassent un seuil légal. Ce seuil passe de 50 à 75 g CO2/km sous la norme Euro 6e-bis. Au-delà, le véhicule perd le régime hybride et bascule dans celui des thermiques.
La mécanique fiscale est punitive. Pour un faux hybride, l'administration ne retient pas les émissions réelles du véhicule, mais celles d'un modèle thermique équivalent utilisant le même carburant ; à défaut d'équivalent, elle multiplie le CO2 par 2,5 (Securex, 2026). La norme Euro 6e-bis, obligatoire pour tous les PHEV neufs dès 2026, mesure les émissions en conditions réelles (tests RDE) et fait mécaniquement grimper les valeurs homologuées. Résultat : des modèles hier « propres » sur le papier dépassent aujourd'hui les 75 g.
En pratique, ça se lit sur le certificat de conformité (COC). Un Volvo XC90 (80 g), un Audi Q7 TFSI e (85–95 g) ou un Porsche Cayenne E-Hybrid (90–101 g) sont désormais des faux hybrides côté fiscal : déductibilité nulle, ATN gonflé. À l'inverse, une Škoda Superb iV (27–30 g) ou une VW Passat eHybrid (29–37 g) restent largement sous le seuil. Le chiffre qui compte vraiment n'est pas la puissance ni l'autonomie électrique annoncée, mais le CO2 exact du COC.
Quel PHEV reste déductible à 100 % en 2026 ?
Pour un indépendant en personne physique, un PHEV reste déductible à 100 % s'il émet 50 g CO2/km ou moins selon son certificat de conformité. Entre 51 et 75 g, la déduction est plafonnée à 75 %. Au-delà de 75 g, elle tombe à zéro.
La règle s'applique modèle par modèle, et même finition par finition, car les émissions varient selon la version. La Volkswagen Golf eHybrid (25–32 g), la VW Tiguan eHybrid (33–42 g), la Renault Rafale (39–42 g), la Toyota Prius PHEV (47 g) et la Toyota RAV4 PHEV (30–40 g) passent la barre des 100 %. La Mercedes GLC (47–57 g) ou la Peugeot 308 (50–53 g) oscillent selon la finition entre 75 % et 100 %. Le BMW 330e (54–60 g), la Peugeot 3008 (55–58 g), le Kia Sportage (60–75 g) et le Volvo XC60 (68 g) plafonnent à 75 % (FLEET, juin 2026).
En pratique, ça donne un réflexe d'achat simple pour l'indépendant. Demandez le CO2 exact du COC de la finition visée, pas la fourchette commerciale, car quelques grammes font basculer d'un palier à l'autre et changent la facture réelle. Pour les modèles familiaux, ce raisonnement rejoint notre comparatif dédié : voyez notre classement des meilleurs SUV hybrides rechargeables.

PHEV, électrique ou full hybride : lequel choisir en 2026 ?
Cela dépend de votre statut fiscal. Pour une société, l'électrique neuve reste la seule à conserver 100 % de déduction ; le PHEV neuf n'a plus d'avantage. Pour un indépendant en personne physique, un PHEV sobre garde du sens ; pour un particulier, le full hybride sans prise reste le plus simple.
Le raisonnement se déroule par profil. Dirigeant en société : l'électrique est le choix rationnel en 2026, le PHEV neuf ayant perdu sa déductibilité et le full hybride aussi. Indépendant en personne physique : un PHEV sous 50 g reste déductible à 100 %, à condition de vraiment le recharger, sinon la consommation réelle explose et efface l'avantage. Particulier salarié : ni la déduction ni les primes régionales ne le concernent, un full hybride ou une électrique selon le kilométrage sont plus pertinents qu'un PHEV coûteux à l'achat.
En pratique, ça tranche vite. Le PHEV est aujourd'hui un choix d'indépendant discipliné à la recharge, plus qu'un choix de société. Si vous roulez peu en électrique au quotidien, un full hybride non rechargeable évite le surcoût de la prise pour un résultat proche en ville. Et pour une société, l'électrique s'impose côté fiscalité.
Comparatif : déductibilité 2026 de 12 PHEV pour l'indépendant belge
| Modèle | CO2 COC (g/km) | Déductibilité indépendant (IPP) | Déductibilité société (commande 2026) |
|---|---|---|---|
| Volkswagen Golf eHybrid | 25–32 | 100 % | 0 % |
| Škoda Superb iV | 27–30 | 100 % | 0 % |
| Toyota RAV4 PHEV | 30–40 | 100 % | 0 % |
| Renault Rafale | 39–42 | 100 % | 0 % |
| Toyota Prius PHEV | 47 | 100 % | 0 % |
| Mercedes GLC e-hybrid | 47–57 | 75 % ou 100 % | 0 % |
| Peugeot 308 PHEV | 50–53 | 75 % ou 100 % | 0 % |
| BMW 330e | 54–60 | 75 % | 0 % |
| Peugeot 3008 PHEV | 55–58 | 75 % | 0 % |
| Volvo XC60 | 68 | 75 % | 0 % |
| Volvo XC90 | 80 | 0 % (faux hybride) | 0 % |
| Audi Q7 TFSI e | 85–95 | 0 % (faux hybride) | 0 % |
Déductibilité du véhicule pour un PHEV Euro 6e-bis commandé en 2026, à date de cet article (juillet 2026). Colonne « indépendant » = personne physique à l'IPP, titulaire d'un numéro de TVA. La valeur exacte du CO2 du certificat de conformité (COC) fait foi, pas la fourchette du constructeur : quelques grammes font changer de palier. Les frais de carburant fossile ne sont plus déductibles ; l'électricité de recharge reste à 100 % en 2026. Émissions et déductibilités d'après FLEET.be (juin 2026) et Securex (décembre 2025).
Notre verdict
Pour un indépendant en personne physique, un PHEV sobre reste un choix défendable en 2026 : sous 50 g de CO2 au COC, il garde 100 % de déduction sur le véhicule et 100 % sur l'électricité de recharge. La Volkswagen Golf eHybrid, la Škoda Superb iV et la Toyota RAV4 PHEV sont les valeurs sûres pour rester dans le palier haut, à condition de brancher la voiture au quotidien.
Comme alternative, pour une société, le PHEV neuf n'a plus sa place : la déduction est tombée à zéro pour toute commande de 2026, et seule l'électrique conserve ses 100 %. Dernier réflexe avant de signer : réclamez le CO2 exact de la finition sur le certificat de conformité, car c'est lui, et pas l'argumentaire commercial, qui décide de votre déductibilité. Pour affiner selon votre budget et vos kilomètres, le comparateur filtre les modèles et le quiz vous oriente en trois questions.
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Questions fréquentes
Julien essaie des voitures depuis 2012, d’abord pour la presse spécialisée belge, aujourd’hui en indépendant depuis Liège. Il croise les données TÜV, ADAC et les prix catalogue belges plutôt que les fiches constructeur. Sa règle : pas d’essai en concession de 20 minutes, pas de verdict sans chiffre vérifiable.